En moins de trois ans, le rappeur de Marseille, NAPS, a su poser les bases de son art. Aussi authentique que le rap qu’il développe, il affole aussi bien les statistiques du streaming que les quartiers de la capitale du sud de la France. A L’INSTINCT, son troisième album sort aujourd’hui, RENCONTRE AVEC …

NAPS, comment vas-tu ? Pourrais-tu te présenter aux lecteurs de SUPERBE MEDIA qui ne te connaîtraient pas ?

NAPS, rappeur marseillais, j’ai sorti mon premier album en 2015 intitulé “MA VILLE & MA VIE” en proposant un rap chanté et dur. Puis j’ai sorti mon deuxième album “POCHON BLEU” en 2017 qui a eut son succès. Aujourd’hui, je sors “A L’INSTINCT”, mon troisième album.

A la fin de ton adolescence tu as monté le groupe CLICK 11.43. Est-ce ta première approche du rap ? Peux-tu nous détailler cette époque ?

Oui, j’ai monté un groupe avec les collègues de mon quartier. Le chiffre 11 signifiait que l’on venait du 11ème arrondissement de Marseille et le chiffre 43 était le bâtiment dans lequel le groupe s’est formé. De bons moments de partage. J’y ai appris les bases du rap et on a sorti plusieurs projets. L’ambiance était relativement la même, mais ce n’était pas la même équipe que maintenant.  Aujourd’hui je vis la même chose avec 13EME ART et c’est juste un peu plus évolué !

Lors de la préparation de ton premier album “MA VILLE & MA VIE” en 2015, tu as écrit de 80 à 100 textes pour un travail d’enregistrement en studio qui a duré environ six mois. C’est qui est énorme ! Combien de textes as-tu écrit et combien de temps cela t’a pris pour “A L’INSTINCT” ?

Pour “A L’INSTINCT” on a fait un cinquantaine de morceaux en 3 mois. Ça a été plus vite car on avait plus d’expérience donc on été plus productif. Plus tu travailles, plus ça rentre.

Qu’est ce qui a changé dans ta vision d’artiste entre ton premier album “MA VILLE & MA VIE” en 2015, la sortie de “POCHON BLEU” en 2017 et ce troisième album“A L’INSTINCT” qui sort aujourd’hui ?

Je me sens beaucoup plus à l’aise ! Je sais ce que je veux faire. Je sais où je vais. Je sais ce que je veux dire. Je sais dans quelle direction je veux amener ma musique. Après je fais les choses à l’instinct comme le dit l’album, c’est à dire que je prends beaucoup de plaisir. C’est le principal ! Il faut travailler pour faire du bon son.

Entre-temps, un titre a fait beaucoup parlé de lui, il s’agit de “POCHON BLEU” sorti à l’été 2016. Qu’est-ce que titre a changé dans la carrière de NAPS ?

C’est le premier son qui m’a bien propulsé. Le véritable délire de NAPS est parti de là. Il a d’une certaine manière lancer ma carrière, en m’offrant beaucoup plus de visibilité et faisant en sorte que mon son passe les frontières.

Qu’y a-t’il d’instinctif dans ce dernier album ?

Tous les morceaux sont spontanés, sont directs. L’approche également est spontané. Non pas que ce ne soit pas réfléchit, mais j’essaye de garder un maximum d’’originalité. Un peu comme avec “POCHON BLEU” mais en beaucoup plus approfondi.

Il y a de nombreux featurings de qualité sur cet album, avec notamment la présence d’ ALONZO, SOFIANE, SOOLKING, LE RAT LUCIANO et tes collègues du label 13EME ART. Comment s’est faite la sélection ? 

Ce sont des personnes que je connaissais ou dont j’aimais la musique. SOOLKING je le suivais. ALONZO on se connaissait déjà depuis un moment à Marseille. LE RAT LUCIANO et moi avions déjà fait un morceau ensemble sur mon premier album. SOFIANE on se connait par rapport à mon équipe. Quand il est descendu à Marseille, il est allé direct à 13EME ART, donc les choses se sont enchainés !

En parlant de ça, ALONZO et LE RAT LUCIANO sont plus de l’ancienne école du rap marseillais. Comment se passent les échanges entre la nouvelle et l’ancienne génération à Marseille ?

Très bien. Tout est cool. Ils aident la jeunesse comme ils peuvent. Ils sont ouverts. Il y a vraiment un bon délire. Il y a du respect. On connaît l’histoire de chacun, eux connaissent aussi notre histoire, donc il y aussi un attachement qui se fait.

D’ailleurs tu as dernièrement collaboré avec RIM-K sur le titre “LE SENS DES AFFAIRES”. Quels sont tes rapports avec les rappeurs parisiens ?  Y-a-t’il d’autres featurings que tu aimerais mettre en place ?

Pour RIM’K, c’est un ami en commun qui nous a mis en relation. Concernant les featurings parisiens je ne me suis encore penché sur la question. Après la promotion de cet album on verra.

Qu’aimes tu dans le rap actuellement ?

J’aime car ça prend beaucoup plus d’ampleur. Le streaming a donné au rap son envol.  Aujourd’hui le rap est beaucoup plus écouté et tourne beaucoup plus.

Au niveau artistique, c’est beaucoup plus ouvert. Il y a beaucoup plus de jeunes qui émergent grâce à internent. J’aime aussi musicalement car ça chante beaucoup plus et la plupart des rappeurs font des titres tous seuls. L’ambiance est bonne. Pour de nombreux rappeurs ça marche et les sons sont des plus en plus éclectiques.

Quelles sont tes marques de sapes françaises préférées ?

J’aime bien HORSPIST, LE COQ SPORTIF et 4 ANNEAUX.

En quoi NAPS #CESTSUPERBE ?

Parce que ma musique est faite à l’instinct donc c’est SUPERBE !

Derniers mots ? Un message ?

Allez chercher l’album “A L’INSTINCT”  dès aujourd’hui dans les bacs, en espérant à très bientôt !

.

Propos recueillis par @Hector Sudry Le Dû.

Crédit photos : @Joanà Calas.

Crédit vidéo : @Hendy Harsanto.

Stylisme : @Hector Sudry Le Dû.

Direction artistique : @SUPERBE MEDIA.

Remerciements : LADC, R-NATION, VISION OF SOUTH, ASFVLT.

NAPS A L’INSTINCT #CESTSUPERBE