Ces derniers temps, tout le monde parle d’eux et leur très grande proximité avec le mc belge du moment, ROMEO ELVIS, n’y est forcément pas étrangère. Après avoir sorti 3 projets depuis 2013, les trois mcs de Bruxelles sortent enfin leur premier album tant attendu. RENCONTRE AVEC

… L’OR DU COMMUN, BX dans la place ! Ca va les gars ?

L’OR DU COMMUN : Bien ou quoi ?

Aujourd’hui vous êtes de passage à Paris pour un concert. Quelle est l’importance pour vous de faire du live ?

SWING : C’est un peu la finalisation de tout le processus. On commence par écrire, on l’enregistre, on fait un projet, après on travaille la scène et puis on joue devant des gens. C’est vraiment l’aboutissement final. C’est hyper important !

PRIMERO : C’est le contact aussi avec les gens qui écoutent ce que l’on fait. C’est le moment ou on s’en rend compte, ou on partage le projet ensemble, et on voit aussi ce que ça leur fait. C’est super important !

Y-a-t’il une ville en France qui vous a marqué en terme d’ambiance ?

PRIMERO : Paris c’est vraiment vraiment chaud !

LOXLEY : Paris à chaque fois qu’on y est ! On a aussi eu Bordeaux où c’était super chaud ! Principalement les grandes villes en fait ! C’est là où l’on a les meilleures rencontres et les plus belles surprises.

Y-a-t’il déjà eu des fans qui se sont déplacés de Bruxelles pour venir vous voir directement sur Paris ?

PRIMERO : Ca risque d’arriver, parce que ça fait un moment qu’on a pas joué à Bruxelles. Ils vont peut-être finir par nous suivre.

SWING : C’est vrai qu’avant on jouait beaucoup chez nous donc ils ne se déplaçaient pas dans d’autres villes pour venir nous voir. Mais sinon on a pas ça à notre connaissance mais c’est peut-être déjà arrivé !

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Chez SUPERBE MEDIA, nous avons écouté l’album SAPIENS de A à Z et c’est une grosse réussite ! C’est votre 4eme projet mais c’est votre 1er album. Qu’est ce que ça vous fait de sortir votre premier album L’OR DU COMMUN ?

LOXLEY : C’est le permier surtout parce qu’il est réellement distribué. En soi, on a déjà sorti comme tu l’as dit, 3 projets. Les deux premiers étaient vraiment fait naïvement, entre nous, avec les moyens que l’on avait. Là c’est la première fois qu’on est vraiment produit, même si on reste indépendant. On est super content de ça. C’est une sorte de consécration qu’on s’est offerte à nous-même. On verra bien si ça suit !

PRIMERO : On a eu beaucoup plus de budget pour arriver vraiment à ce qu’on voulait. On a une vraie thématique et on a un objet cohérent dans tous les cas. On a super envie, et hâte.

Justement en parlant de ça, dans SAPIENS, (il y a d’ailleurs un morceau qui s’appelle HOMO SAPIENS ),  les thématiques de l’homme, des rapports humains, de comment la société évolue, sont présentes en permanence.  Pourquoi avez-vous voulu marqué ce thème de façon aussi importante dans l’album ?

SWING : Déjà parce que c’est un sujet assez inépuisable, et puis c’est important que pour que chacun des projets nous nous mettions un challenge. C’était un challenge d’appeler cet album SAPIENS parce qu’il fallait qu’on arrive à suivre derrière. C’est un mot qui évoque énormément de choses chez les gens. On espère qu’on a rempli le challenge et l’avenir nous le dira. Dans tous les cas, c’est une chouette expérience personnelle. Ce projet nous amène a des questionnements un peu plus profonds sur la vie.

Sur cet album, nous avons deux feat. majeurs. Un feat. avec votre pote de toujours ROMEO ELVIS et un deuxième avec ISHA. Deux feat. qui tuent ! Pourquoi ne pas avoir tenté un feat. avec un français ?

PRIMERO : On y a pensé ! On avait plusieurs idées de feat…

LOXLEY : Je crois qu’on a été vers ce qui a été le plus spontané. On avait envie de bosser avec des français et puis au final on a même jamais envoyé les demandes. On a fait ce qui était naturel pour nous. Mais ça se fera. On est pas fermé, on a pas du tout envie de fermer la frontière, d’autant plus, qu’on a plutôt intérêt pour nous à ce qu’elle s’ouvre.

SWING : C’est vrai que pour le moment on a pas encore chercher à faire ça. C’est la spontanéité et au final ce projet nous a pris un an. On a énormément bossé, et donc on a un peu suivi notre coeur pour les feat. Peut-être qu’après on essaiera de faire de la musique avec d’autres gens qui sont pas dans l’ entourage proche.

PRIMERO : Et c’est peut-être un peu trop tôt.

SWING : Je ne crois pas que c’est trop tôt. Je trouve que dire que c’est trop tôt c’est comme si on y avait penser réellement et qu’on s’était dit que ce n’était pas le moment. Alors que c’est juste que ça ne s’est pas fait, parce qu’on en avait pas assez envie. Ca doit être ça, on en avait envie mais pas suffisamment.

PRIMERO : Peut-être qu’on avait encore besoin d’être un peu en famille.

Quelles sont vos références rapologiques françaises qui vous inspirent tous les jours, dans l’écriture de vos morceaux et dans votre groupe.

LOXLEY : Je pense qu’il y en a beaucoup et de toutes les époques. Aussi bien de ce qui est vieux, que de ce plus actuel. Il y a plein d’inspirations à prendre dans ce qui se fait aujourd’hui. C’est large. Tu veux des noms ? Je vais t’en lâcher comme ça quelques uns. Je vais commencer dans l’ordre chronologique, BUSTA FLEX à l’époque, IAM, NTM évidemment, IDEAL J, KDD, AFRO JAZZ, MÉNÉLIK… Et puis aujourd’hui il y a plein de gens géniaux en passant de  FIANSO à LOMEPAL sans oublieNEKFEU

Vous ne trouvez pas que en ce moment, il y a tellement de créations et de génies qui débarquent que la frontière franço-belge, devient quasiment inexistante ?

SWING : Même musicalement je trouve ! La frontière parfois entre le rock et le rap, entre le rap et le R’N’B, entre le rap et la chanson française pure et dure… Se sont des frontières qui sont en train de devenir de moins en moins évidentes, et de manière général je pense que le fait qu’il y ait de moins en moins de frontières visibles, c’est hyper positif pour l’artistique en général.

Sur SUPERBE MEDIA on parle également beaucoup de sapes. Qu’est ce que vous aimez dans le fait de vous saper ? Est-ce que cela a une réelle importance pour vous dans la représentation publique de votre musique ?

SWING : Je pense qu’on est pas autant dans la sape que la moyenne des rappeurs. Après si tu prends la moyenne des gens qui ne sont pas spécialement dans l’artistique, c’est différent… Mon père va trouver que je suis vachement dans la sape, mais comparé à un CABALLERO, ou a un ALPHA WANN, je suis pas du tout dans la sape ! On est dans cet entre-deux.

PRIMERO : On fait attention, quand-même.

SWING : On fais attention, mais on a pas d’énormes connaissances, on est pas des gros diggers de sape.

PRIMERO : Personnellement, il y a une phrase qui m’a marqué, je crois que c’est YVES SAINT LAURENT qui disait : ” Quand on est bien dans un vêtement, tout peut arriver “. Personnellement, c’est un truc que je pense aussi. Je sais que dans la façon dont je sens que tout est calibré, je suis bien et ça peut jouer sur mon mental.

SWING : Je suis d’accord.

LOXLEY : Clairement ! On est pas les sapeurs les plus fous du rap jeu. Franchement ? C’est agréable d’être bien habillé clairement mais par rapport à ce que je vois, l’énergie que les gens peuvent dépenser dans la sape, même en dehors de l’argent, c’est un truc que, moi, je n’ai pas. Il y a plein d’autres choses qui me passionnent et j’ai pas la passion d’aller acheter la pièce a 250 balles, au final et que je me dis que je fais une affaire car je sais que je peux la revendre a 300 balles. Ce sont des énergies dans lesquelles je ne suis pas. Franchement j’ai pas le temps pour ça.

Justement chez SUPERBE MEDIA on met en avant exclusivement les marques françaises. Est-ce qu’il y a des marques françaises de prédilection, que vous aimez quand vous faites des shootings?

LOXLEY : En marques françaises, LACOSTE ça reste super cool. Après, il y a beaucoup de petites marques. Comme WALK IN PARIS, POYZ & PIRLZ …

SWING : TRUE VISION !

PRIMERO : Il y a ÖNY également mais c’est beaucoup plus niché. Elle a son petit atelier. C’est vraiment artisanal.

LOXLEY : Il y a également NORTH HILL on a déjà bossé avec eux sur un clip ou deux.

En quoi L’OR DU COMMUN #CESTSUPERBE ?

PRIMERO : Parce que c’est un groupe. Du coup on est forcément amené à partager, à faire des compromis etc… On apprend beaucoup de ça.

SWINGL’OR DU COMMUN #CESTSUPERBE parce que ça me permet de rencontrer des gens, de passer des moments au jour le jour et faire quelque chose que j’aime dans la vie. Juste pour ça #CESTSUPERBE.

LOXLEYL’OR DU COMMUN#CESTSUPERBE tout court en fait ! 

SWING : C’est une insulte de demander pourquoi !

LOXLEY : T’as pas compris encore ?

Un dernier mot ?

PRIMERO : Vive le cidre à la fraise ! SASSY 

LOXLEY : Merci pour l’interview SUPERBE.

SWING : Toujours un plaisir de venir à paris et de rencontrer des gens ! A la prochaine !

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Propos recueillis par : @Hector Sudry Le Dû.

Crédit photos par : AGENCE F141 (@FlooxStudio) pour SUPERBE MEDIA.

L’OR DU COMMUN SAPIENS #CESTSUPERBE