Il fait désormais parti du paysage du rap français. TAKE A MIC n’a pas attendu qu’on lui offre une place, il la prise lui-même et avec la sortie ces derniers jours de son premier album intitulé « AVANT-GARDISTES » , il exhausse enfin l’un de ses nombreux rêves. RENCONTRE AVEC…

TAKE A MIC, comment vas-tu ? Pourrais-tu te présenter aux lecteurs de SUPERBE MEDIA qui ne te connaitraient pas ?

Salut ! Moi c’est TAKE A MIC, j’ai 24 ans, je suis originaire d’Orly et j’ai dix projets à mon actif.

Peux-tu nous expliquer la signification de ton blaze ?

C’est tiré d’un voyage à New-York lorsque j’étais petit, et d’une chanson de NAS.

De quand date tes premières prises de MIC ? 

Je ne m’en souviens plus trop, je devais avoir 14 ans. Ça fait un moment déjà…

Ton quartier et ton entourage ont-il été importants dans l’envie de prendre le micro ?

Oui les deux ont eu leur rôle à jouer. J’ai grandi dans l’univers du hip-hop et c’est un atout d’avoir grandi à Orly.

TAKE A MIC, tu sors ton premier album intitulé « AVANT-GARDISTES » , qu’est ce que cela représente pour toi ?

Une partie de la mission est accomplie avec cet album. Maintenant il me reste encore des rêves à réaliser et d’autres objectifs à atteindre.

Tu rentres clairement dans le vif du sujet avec ton premier morceau d’intro. Clairement un procédé à l’ancienne. Pourquoi cette volonté ?

Tout simplement pour que les gens comprennent là où je veux en venir et surtout les mettre dans le bain dès le début de l’album, c’est important.

Inversement les deux titres suivants, à savoir « TOUT SEUL » et « CLIENTÈLE » sont beaucoup plus légers. Pourquoi ?

J’ai voulu mettre la musicalité en avant sur cette album, plutôt que le rap que l’on a l’habitude d’entendre venant de moi.

Dans « GT », tu dis «  Je vise que le cash, mais les problèmes s’entassent ». La route du succès est-elle semée d’embuches ?

Bien sûr ! Rien n’est facile et cela dans n’importe quel domaine.

Avec « WAI PETIT FRÈRE », tu fais le constat d’une jeunesse de banlieue qui se perd. Pourquoi avoir écrit ce texte ?

C’est ce que j’aurais dit à mon petit frère, s’il avait l’âge de faire ce genre de conneries.

Ton album a été teasé de façon monstrueuse avec la série des « STRICT MINIMUM » (9 au total). Peux-tu nous expliquer ta volonté avec cette série ?

C’était un stratégie pour me créer de l’actualité avant l’album, tout simplement. 

Sur « BROLIQUE » , (pour SUPERBE l’un des meilleurs titres de l’album) , les passages rappés et les passages chantés sont particulièrement cohérents. Comment as-tu travaillé ce titre ?

C’est le premier morceau que j’ai enregistré pour l’album, je me suis laissé porter par la mélodie, je n’ai pas réfléchi. BÉNI a lancé une prod’, et tout est venu sans forcer. 

Sur « R », tu t’en prends à ceux que te démotivent et freinent tes projets. Ton exposition a-t-elle révélée le visage de certaines personnes ?

Je suis confronté à ça depuis le début et c’est encore pire maintenant.

Aucun featuring sur cet album, peux-tu nous expliquer pourquoi ?

Tout est allé trop vite ! Il y en a eu durant la création de l’album et on était en studio avec pas mal de personnes, mais au final je ne les ai pas gardé. 

Qu’est ce que cet album a d’ « AVANT-GARDISTES » ?

Le message se veut préventif sur beaucoup de morceaux comme sur WAI PETIT FRÈRE, LES FILLES DU CALVAIRE, STRICT MINIMUM, CLIENTELE. Je m’exprime souvent sur les hauts et les bas que peuvent avoir les gens de notre génération, les jeunes artistes, les sportifs et/ou tout simplement les gens qui ont des objectif à atteindre … Il y aussi la cover, le livret … Le fait, également de parler de choses que j’ai accompli durant cette année. Les marques que j’ai pu cité. Apporter ma vision des choses, mes idées, et je sais que certaines personnes vivent la même choses et se reconnaissent.

Qu’est ce que tu aimes dans le rap actuel ? Et à l’inverse que détestes-tu ?

Beaucoup de choses et peu à la fois. Il y a du rap pour tout le monde mais tout n’est pas du rap et il y en a pour tout le monde mais tout le monde ne sait pas rapper.

Parlons, un petit peu d’esthétique, tu as travaillé les visuels de la pochette d’album avec WWWESH STUDIO. Que voulais-tu apporté ? Comment s’est déroulé votre collaboration ?

Au départ je ne voulais pas cette cover. Je voulais simuler un faux défiler de mode, mais trop cher ! Je voulais donc un cover basique par manque de temps, puis avec WWWESH STUDIO on a décidé de faire un pack “work-in-progress”. Vue la réflexion qu’on a eu pour trouver la cover finale , ça correspond parfaitement à mon parcours musical.

Tu as toujours eu une esthétique très léché dans tes clips, tes photos etc… Pourquoi est-ce aussi important pour toi ?

Ce n’est pas important, je suis comme ça dans la vie de tous les jours… C’est comme un réflexe. 

Pour continuer sur ce thème, tu es toujours a la pointe en terme de sapes et de sneakers. Qu’aimes-tu dans le fait de te saper ?

Le fait d’être différent des autres. Aujourd’hui c’est plus compliqué car tout est accessible à tout à chacun en terme de mode 

Quels ont été tes premiers déclics majeurs par rapport à la sape ?

Je n’en ai jamais eu, j’ai grandi avec des beau vêtements.

Tes couleurs de cheveux font désormais partie intégrante du style TAKE A MIC. Tu projettes des choses encore plus folles capillairement parlant ?

Pour l’instant non, aucune idée !

Quelles seraient tes trois marques de sapes françaises préférées ?

Je n’en citerais qu’une : SAINT LAURENT

Pourquoi TAKE A MIC#CESTSUPERBE ?

J’ai trouve ce blaze seul, et tout ce que je sais, c’est que quand je me retrouve face à un micro ce blaze m’aide à envoyer le meilleur.

Derniers mots.

Force à vous on se reverra ! AVANT-GARDISTES dans les backs depuis le 29 Juin et disponible partout !

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Propos recueillis par @Hector Sudry Le Dû.

Crédit photos : @HarfeVisual.

Crédit Vidéo : @HarfeVisual

TAKE A MIC AVANT-GARDISTES #CESTSUPERBE